Non à la casse de la recherche !

Le Front National a établi diverses propositions concernant la recherche. Ces propositions n’ont rien de nouveau puisqu’elles sont un simple «remake» du programme de la droite de 2009 sur la réforme des enseignants-chercheurs. Rappelons nous  cette fameuse loi LRU proposée par Valérie Pécresse, qui a suscité l’indignation chez les enseignants-chercheurs et les universitaires conduisant à un mouvement de contestation historique qui a mis plus de 50 universités en grève.

Que dit le programme du Front National concernant la Recherche. Tout d’abord, le Front National se dit favorable pour « faciliter la reconversion des chercheurs moins productifs ou moins créatifs vers les filières de l’enseignement, de l’administration ou de la valorisation de la recherche ». Lorsque l’on analyse cette proposition, cela voudrait dire que les travaux de recherche des enseignants-chercheurs seront comptabilisés. Ils devront  « faire du chiffre » et les « mauvais élèves » (c’est-à-dire ceux qui ne publient pas assez, ou pas dans les « bonnes » revues) se verront amputés de leur temps de recherche au profit d’une charge d’enseignement plus lourde. L’enseignement est donc conçu comme une punition par Marine Le Pen, ce qui montre son absence de considération pour les valeurs pédagogiques.

Dans son programme Marine Le Pen parle de « transférer la recherche dite en « sciences humaines » (sociologie, psychologie, ethnologie…) vers les universités ». Jusqu’à présent les sciences humaines ont toujours fais parties des universités, cela prouve une fois de plus que le Front National se tient mal voire pas du tout informé de la société qui l’entoure.

Autre point désastreux relevé dans le programme pour la recherche du Front National :  « programmer la suppression de certains postes non stratégiques dans la recherche publique en sciences humaines (non-renouvellement de départs à la retraite, par exemple) ». En voulant supprimer des postes le FN va dégrader profondément les conditions de travail des chercheurs. Une telle mesure, dans un contexte de pénurie de moyens, aura pour conséquence une généralisation massive des heures supplémentaires forcées pour les universitaires.

Le MJS refuse de voir le Front National poursuivre son entreprise aveugle de destruction de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est pour cela que le Parti Socialiste veut proposer un avenir à nos universités, les laboratoires privés et publics et ceux qui en font partie. Cet avenir doit être construit collectivement, notamment au travers des batailles qui se mènent aujourd’hui. C’est pourquoi le Parti Socialiste a décidé d’initier une convention sur l’enseignement supérieur et la recherche. Les objectifs de cette convention seraient d’abord de redonner au savoir la place qui doit être la sienne dans une société moderne, ce qui suppose la liberté d’initiative scientifique des chercheurs et des institutions d’enseignement supérieur et de recherche. Cette liberté est indispensable au développement de la recherche.

Nous devons nous mobiliser pour garantir un système d’enseignement et de recherche de qualité en France, et dénoncer ce programme qui s’inscrit dans l’entreprise de verrouillage du pays. C’est pour cela que le MJS sera aujourd’hui encore au cotés des chercheurs et enseignants-chercheurs.

Les droits des femmes on oublie!

Ou quand le nouveau FN n’est pas si loin de l’ancien.

On nous vendait un « nouveau » FN… y en a même qui trouvaient Marine Le Pen féministe ! Et pourtant, elle nous a montré que le nouveau FN n’existait pas, seul existait le FN. Toujours le même.

Peut-être fallait-il rassurer la frange traditionnaliste du parti ? Ou plus simplement juste rappeler ce que le Front National propose en matière de droits des femmes ?

Quoi qu’il en soit, françaises soyez en certaines, ce n’est pas avec Marine Le Pen que vos droits avanceront, c’est même avec elle qu’ils régresseront et cela de façon très nette.

Sachez que la candidate du FN a expliqué lors d’une interview à Rue 89 qu’elle est favorable au déremboursement de l’IVG.

La lutte pour la légalisation de l’avortement, le manifeste des 343, la loi Veil en 1975 ; c’est en fait tout un pan du combat pour les droits des femmes qui est ici remis en cause.

Dans le monde selon Marine, il y aurait donc des femmes qui auraient les moyens de leurs droits et de la liberté à disposer de leur corps, et les autres, celles qui ne pourraient pas s’acheter ces droits. Dérembourser l’avortement, c’est aussi accentuer cette médecine à deux vitesses dont nous Jeunes Socialistes ne voulons pas. Cette vision des droits des femmes est désastreuse et dangereuse, et va à l’encontre de la liberté à disposer de son corps pour laquelle les femmes se sont battues, et se battent encore.

 

S’il y en a qui pensaient à un dérapage incontrôlé de Mme Le Pen, le doute a été levé lors de l’émission « Mots Croisés » du Lundi 30 Janvier, quand Louis Aliot a confirmé la volonté du FN de dérembourser de l’IVG, en employant le terme d’ « IVG de confort ».

Car pour le FN, l’avortement, la liberté de disposer de son corps, c’est du « confort »… du négligeable, du superflu, de l’inutile !

Et au delà de ce terme de « confort », nous voyons très nettement les ficelles de la rhétorique « pro-life », réactionnaire, nataliste et nationaliste.

 

Nous qui sommes aujourd’hui libres grâce aux luttes d’hier, tachons de le rester demain. Ayons un vote responsable !

« L’insulte est souvent l’argument final de celui qui ne trouve plus rien à dire »

Pas de programme en matière d’emploi !

Pour ce qui est de l’emploi, le Front National n’a pas -à ce jour- de programme !

Pendant ce temps là, les Jeunes Socialistes proposent de relancer l’économie par l’écologie et démontrent que 4 millions d’emplois c’est possible.

Le Parti Socialiste de son côté propose entre autres choses ; de disuader des licenciements boursiers, de créer 300 000 emplois d’avenir pour les jeunes, et un soutien à l’agriculture et à la pêche de proximité !

Ils disent: «défendre les emplois des Français» mais ils font fuir les entreprises et les emplois

En quelques mois de mandat à Vitrolles, ce sont près de 10% des entreprises qui ont quitté la ville. La présence du FN a terni l’image de la ville, en particulier auprès des entreprises travaillant à l’export. Les menaces de taxes supplémentaires sur les entreprises embauchant des salariés étrangers ont également nuit à l’implantation d’entreprises. Résultat: moins d’emplois pour les Vitrollais.

Ils disent: «nous sommes un parti républicain» mais font de la discrimination une politique

 

A Vitrolles, la mairie offrait une prime de 5.000 francs aux bébés nés de «familles françaises». Bilan, une condamnation à trois mois de prison avec sursis et 100.000 francs d’amende pour «discrimination» et «incitation à la discrimination».